jeudi 8 janvier 2015

Afrique: l’impérative recherche de puissance



Par: Mie-na-nzambi
      NKOUKA-MALEKA


La puissance ne respecte que la puissance, tel est l’adage qui résume suffisamment la réalité qu’entoure les rapports entre les différents acteurs de la société internationale. Il est évident que  de par la composition meme de la société internationale, il transparait l’idée que les acteurs majeurs de celle-ci ne sont nullement sur un meme pied.
Cette caractéristique majeure de la société internationale se justifie aussi bien du fait de l’histoire, mais aussi et c’est sans doute la plus importante du fait de la volonté des acteurs.
Très brièvement, les acteurs de la dite société sont fondamentalement les Etats, mais aussi les Organisations internationales inter-étatiques reconnues et dans une moindre mesure certaines ONG…
Toutes fois, la catégorie qui nous importe le plus est celle des Etats en général, en particulier des Etats africains. L’Afrique dans sa grande majorité a accédé à la souveraineté internationale depuis plus ou moins 54 ans. Certes, la souveraineté réelle de certains Etats africains peine à s’affirmer, néanmoins formellement le principe est acquis que ces Etats sont indépendants. L’objet de notre refléction porte essentiellement sur l’efficacité de l’action des Etats africains face aux différents défis qui se présentent à l’Afrique.

L’image exterieure de l’Afrique, celle véhiculée aussi bien par les médias, cette image qui tantot  est assez proche de la réalité, mais très  souvent exagérée, c’est celle d’un continent potentiellement riche, mais où l’insécurité et le sous developpement se sont enracinés. L’Afrique est pour ainsi dire un région du monde en voie de developpement.  Face aux enjeux qui se présentent, l’Afrique peine à trouver ses propres solutions. La seule victoire à mettre au profit de l’Organisation panafricaine qu’a été l’OUA[1] est sans conteste le processus d’autodetermination des peuples qui a conduit à l’indépendance de pres que tous les Etats africains. Seules l’occupation française en Ile de la réunion et l’occupation espagnole aux Canaries font taches. L’UA qui a succédé à l’OUA[2] peine toujours à resoudre des crises politiques majeures africaines. Les interventions non africaines en Cote d’Ivoire et en Libye sont d’exemples majeurs d’une Afrique au pied d’argile. Comment conçevoir qu’autant d’Etats ne puissent s’auto-gérer?  Quelle substance pourrions nous donner à la charte africaine pour la démocratie qui proscrit tout tripatouillage électorale et révision constitutionnelle opportunistes? L’épidémie actuelle de la fièvre hémorragique Ebola est un exemple parmi tant d’autres de l’échec d’une maturité africaine.
L’une des raisons de ces échecs repétés est l’absence d’union. L’Afrique doit se poser la question suivante: S’unir ou périr ensemble? Après autant d’année d’échec, il est impératif de rectifier le tir, une nouvelle dynamique s’impose et les règles du jeu doivent etre réactualiser. Face à des Etats de plus en plus puissants, des puissants qui pour consolider leur puissance s’unissent, l’Afrique aussi faibles qu’elle est devrait raisonnablement prendre le train de la construction d’un Etat fédéral. L’union fait la force, tel est l’adage. Le continent noir devrait faire sien, les vertus véhiculées par cette adage. Cette Afrique c’est celle idéaliser par le professeur Théophile Obenga, une Afrique de “pot de fer” et non plus de “pot de terre”. Nos rapports avec l’exterieur ne se réequilibreront que si un tel pallier est franchit. L’Afrique adoptera ainsi un politique exterieure commune. Il en va de la survie de l’Afrique, le reve de Nkrumah, du Negus et tant d’autres militants panafricains doit se réaliser et placer l’Afrique sur les rails du progrès.  Les instruments d’une telle puissance africaine sont:
-Une monaie africaine,
-Une armée panafricaine moderne,
- Un parlement panafricain,
- Une politique africaine commune,
- L’investissement dans l’enseignement universitaire et primaire.




[1] Organisation de l’Unité Africaine, fondée le 25 mai 1963 à Addis Ababa en Ethiopi.
[2] Union Africaine, fondée lors du Sommet de l’OUA à Syrte le 6 septembre 1999

jeudi 12 décembre 2013

Sommet ridicule de l’Elysée



                                               

Cinquante ans après les indépendances, le colon français convoque à Paris ses peuples colonisés. A l’ordre du jour, les problèmes de sécurité en Afrique. On comprend la nécessité que, les africains victimes au premier chef de l’insécurité régnante sur le continent puissent se réunir et tenter d’y apporter des solutions adéquates, mais est opportun qu’une telle initiative puisse partir de la France ? Quels sont les intérêts français ?
Le trouble dans ce sommet de l’Elysée c’est la «suprématie » revendiquée par la France dans la gestion des affaires sécuritaires africaines.  Il est vrai qu’il fut un temps où cette France avait conclu des accords de défense et coopérations mutuelles avec ses anciennes colonies, mais cela suffit-il à expliquer que l’on « convoque » des Etats souverains ? Il est également vrai qu’au niveau régional, un système effectif de sécurité collectif est en manque, mais pourquoi ce n’est pas un sommet tenu en Afrique sous la houlette d’un Etat africain ?
En 2008, lors du conflit opposant la Géorgie à la Russie, combien d’Etat Africain ont été conviés à la gestion de cette crise ? Quelle puissance africaine (Afrique du Sud, Nigéria, Lybie..) ont convoqué les 27 Etats de l’UE à une telle rencontre diplomatique ? 
Quel en est le thème exact ? L’analyse africaniste des crises africaines a révélé une cécité intellectuelle volontaire des  occidentaux. Les crises sont présentées de façons superficielles, passant sous silence les vraies raisons et les vraies coupables. On se contente toujours de présenter le 3e homme  qui endossera la responsabilité face  à l’histoire (Mobutu, Eyadema….) A qui profitent réellement les crises politiques africaines ? Comment ces groupes armés financent ils leurs activités ? Il ne faudra pas que ce sommet  puisse nous accoucher des traitements de choc déjà expérimentés, qui d’ailleurs n’ont été que de simples échecs  à l’instar des Gouvernements d’union nationale, transition politique (réf Cote d’Ivoire, RDC)
La souveraineté ne se négocie pas. Certes, les crises politiques intermittentes ne sont pas à mettre au crédit de l’Afrique, c nous n’exigeons qu’une seule chose : LE RESPECT ET LA DIGNITE pour l’Afrique.
                                                                  

Epitre de Régis à Thierry

Thierry Moungalla, je vous demande de m'excuser si J'ai porté prejudice à votre personne avec mon propos d'hier soir.

Le debat devrait etres amène et pourtant. 

Au dela de nos divergeances de politique congolaise,je ne vais pas vous flagorner. 

Il est important que le debat soit critique pour avancer les mentalités.

Quand vous vous levez le matin, lever-vous pour le peuple.

Quand vous vous habillez, apporter un linge aussi propre au peuple.

Quand vous buvez votre eau, penser au peuple qui aussi soif.

Quand vous plongez dans votre roman le soir, donc juste apres le diner; dites vous, la relève, la generation future veut s'eclairer pour etudier et passer son bac...

Quand vous avez diné et que vous n'avez plus faim, dites vous que le peuple n'a rien mangé.

Quand vous faites soigner votre palu à la pitié salpetrière, le peuple n'a aucune nivaquine au CHU.

Quand votre limousine passe les trous inconfortables de la route Kombo chaque 5 mois, sachez que ces nids d'oiseaux restent un quotidien congolais.

Quand la pluie s'abat et que la misère devient infernale sur les routes et autres quartiers du pays....Pensez au peuple.

Pensez au peuple !

Regis Biassala

Imbroglio au cœur d’Afrique


                  



Suite au décès de Madiba, force est de constater que l’actualité africaine a mis en sourdine un autre évènement majeur, qui n’est autre que l’intervention française en République Centrafricaine. En effet, depuis la chute du régime de François Bozizé au premier trimestre de l’année 2013, le retour au calme s’est fait attendre et l’espoir d’un changement suscité grâce au coup d’Etat de Diotodia s’est avéré non fondé. Il s’est avéré non fondé en raison des violences et actes de barbaries perpétrés par les hommes en arme ayant contribué au coup d’Etat de Diotodia.
L’opération « Sangaris »  actuellement en cours répond à la résolution 2127 du Conseil de sécurité. Cette résolution entend apporter des solutions à la « faillite totale de l’ordre public, l’absence de l’état de droit et les tensions interconfessionnelles ». En un mot, l’opportunité d’une telle résolution est d’endiguer l’effritement de l’Etat centrafricain, lequel depuis près d’une année correspond parfaitement  à un « failed State[1] ». Pour mener à bien cette noble mission, sur la base du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, a été créée la MISCA (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique sous conduite africaine). Elle a entre autre pour mission de contribuer à protéger les civils, rétablir la sécurité et l’ordre public, créer les conditions devant permettre l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations étant dans le besoin.
La complexité dans l’application de cette résolution, c’est le rôle assez trouble que joue la France. Effet, le temps que cette force africaine ne soit mise en place, la France dans le cadre de l’opération Sangaris a obtenu l’aval du conseil de sécurité d’entrer en action sur le terrain. Sur ce, afin de mettre un terme  aux exactions interconfessionnelles, la France doit procéder aux désarmements de toutes les forces militaires en présence, que ce soit les troupes ex SELECA[2] ou encore les anti-Balaka qui depuis ont initié des affrontements interreligieux (la minorité musulmane contre la chrétienne).
Le trouble français


Il se trouve que, celle-ci  au lieu de se poser en force neutre, se mue peu à peu en force anti-celeca. La dernière sortie médiatique du président Hollande en marge du sommet de l’Elysée a de toute évidence renforcé ce sentiment. En partant de la crise post électorale en Cote d’Ivoire où, elle a réussit à se mettre à dos une partie de l’opinion publique africaine, il faut s’interroger si la France ne s’est pas inscrite dans une répétition volontaire des erreurs déjà commises en Afrique. Si le désarmement des forces en présence en RCA est une nécessité, mais l’impartialité d’une telle opération est un principe sacro-saint qui ne devrait souffrir d’aucune exception. Comment peut imaginer le désarmement uniquement des ex celeca actuellement en cours alors que les anti-Balaka peuvent encore jouir de leurs armes et se donner tranquillement aux exactions contre la minorité musulmane. La France  a intérêt de moduler son action au risque de trainer l’image sombre qu’elle a depuis le génocide rwandais de 1994.
Le rôle de l’Afrique


 On ne saurait malheureusement souligner les égarements de l’opération Sangaris si, on ne met pas en évidence la raison même qui a emmené le Conseil de sécurité à autorisé le déploiement de la France. Encore une fois, l’Afrique n’est pas au rendez vous. Elle ne l’est pas pour diverses raisons. Il y a des raisons d’ordre économique en raison du fait que l’Union Africaine n’est pas à mesure de financer une telle opération. Du point de vue logistique, l’Union Africaine ne dispose toujours pas d’une force africaine permanente à mesure de répondre à de telles exigences. Le recours à une force onusienne est le premier et l’ultime recours. Enfin du point de vue politique, la crise répond à une vaste opération d’équilibre géostratégique dans la sous région. Il faut craindre que la Centrafrique ne devienne le mouton noir de l’Afrique Centrale d’où partiront toutes les opérations de déstabilisation des Etats voisins (RDC, Tchad, Congo, Cameroun et Sud Soudan).

Toutes fois, la crise en République Centrafricaine bien que latente depuis près de 10 ans, soit après l’accès au pouvoir de François Bozizé, est une suite logique de la chute du régime du colonel Kadhafi. En effet, avec les armes fournis au ex rebelles du CNT, le Sahel est devenu un véritable non man’s land où règnent de nombreux groupes terroristes mettant en péril la paix et la sécurité dans la sous région. L’ONU est implicitement responsable de tout ce désordre, la Centrafrique n’est qu’une des nombreuses victimes collatérales  de la chute de Mouammar Kadhafi.  Elle se doit de réparer cette erreur et non replacer les Etats africains dans une logique néocoloniale.


[1] Un Etat en déliquescence ou un Etat défaillant
[2] Mouvement rebelle ayant conduit Michel Diotodia au pouvoir

lundi 29 octobre 2012

L'étrange système électoral américain


    Le 6 novembre prochain, les américains seront appelés comme il est de coutume dans leur démocratie de choisir celui qui devra pour les quatre prochaines années occupé, la maison blanche. Il y'a  donc en lice le président sortant Barack Obama (candidat démocrate) et son challenger Mitt Romney (candidat républicain).

   Si au cours des deux premiers trimestres, le président sortant a longtemps été en tête des sondages, il a été un moment surpassé par son challenger avant de reprendre légèrement la tête aux derniers sondages. S'il faut s'en tenir uniquement au vote populaire c'est à dire à l’ensemble des suffrages que pourrait exprimer les américains, tantôt, le candidat républicain semble en tête et ce largement devant le candidat président, par contre ce dernier avec  les sondages dans l'Ohio qui le placerait toujours en tête au grand dam de son challenger Romney, Obama  conserverait encore de fortes chances d’être le futur locataire de la maison blanche.

   En effet cela peut paraitre invraisemblable pour ceux qui ne comprennent pas toujours les mécanismes électoraux américains. Le président américain est élu non pas par le vote populaire, mais par les grands électeurs (au minimum 270). Le 6 novembre, le peuple américain ira choisir les grands électeurs qui à leur tour éliront le président américain. Les grands électeurs sont élus avec un mandat impératif, c'est à dire qu'il ne peut élire que le candidat pour lequel ils ont été élus. Tous les États de la fédération américaines n'ont pas le même nombre de grands électeurs. Le nombre de grands électeurs tient compte de l'importance démographique de chaque État. A titre d'exemple le Texas et la Californie sont les États ayant le nombre de grands électeurs le plus importants (94grands électeurs).

    L'autre singularité du modèle électoral américain est qu'au niveau de chaque État, le candidat arrivé en tête, gagne l'ensemble des grands électeurs, quelque soit l'importance de l'écart entre les deux candidats. De ce point de vue, il est fort probable qu'un candidat arrivé largement en tête au niveau du vote populaire, s'il ne réalise pas de bons scores en terme de grands électeurs puisse ne pas se faire élire. Cela s'est déjà produit dans l'histoire récente des États Unis. En 2000 lors de l'élection controversée de Bush Jr face  à Al Gore, le président républicain avait été élu grâce à son avantage en terme de grands électeurs au détriment d'Al Gore qui avait pourtant obtenu le plus grand nombre de suffrage.

   Ainsi, douze ans après, c'est le même cas de figure qui pourrait se produire en faveur du président sortant Barack Obama, au grand dam de celui qui pourtant, au niveau des sondages semble mieux placé pour occuper la maison blanche à partir du 20 janvier 2013. En attendant, wait and see.







mercredi 24 octobre 2012

       Salut cher amis,
   C'est un réel plaisir d'accéder enfin dans le monde des blogs, je sais que  ce ne sont que mes premiers pas que j'effectue présentement, mais je suis confiant quant à la possibilité qu'ensemble nous puissions échanger, analyser et discuter de toutes les questions au centre de l'actualité.

   J'aurais bien voulu me présenter, mais je sais qu'à travers nos échanges futures, vous aurez une idée fixe et plus globale de ce que je représente et surtout de ce que j'ai comme vision du monde.
Toutes fois, il est fort probable que certaines de mes interventions où publication se fassent en anglais        (j’essaie présentement de l'améliorer).
   Pour ne pas vous tenir longtemps, je vous souhaite la bienvenue dans mon espace de vérité