Par:
Mie-na-nzambi
NKOUKA-MALEKA
La
puissance ne respecte que la puissance, tel est l’adage qui résume suffisamment
la réalité qu’entoure les rapports entre les différents acteurs de la société
internationale. Il est évident que de
par la composition meme de la société internationale, il transparait l’idée que
les acteurs majeurs de celle-ci ne sont nullement sur un meme pied.
Cette
caractéristique majeure de la société internationale se justifie aussi bien du
fait de l’histoire, mais aussi et c’est sans doute la plus importante du fait
de la volonté des acteurs.
Très
brièvement, les acteurs de la dite société sont fondamentalement les Etats,
mais aussi les Organisations internationales inter-étatiques reconnues et dans
une moindre mesure certaines ONG…
Toutes
fois, la catégorie qui nous importe le plus est celle des Etats en général, en
particulier des Etats africains. L’Afrique dans sa grande majorité a accédé à
la souveraineté internationale depuis plus ou moins 54 ans. Certes, la
souveraineté réelle de certains Etats africains peine à s’affirmer, néanmoins
formellement le principe est acquis que ces Etats sont indépendants. L’objet de
notre refléction porte essentiellement sur l’efficacité de l’action des Etats
africains face aux différents défis qui se présentent à l’Afrique.
L’image
exterieure de l’Afrique, celle véhiculée aussi bien par les médias, cette image
qui tantot est assez proche de la
réalité, mais très souvent exagérée,
c’est celle d’un continent potentiellement riche, mais où l’insécurité et le
sous developpement se sont enracinés. L’Afrique est pour ainsi dire un région
du monde en voie de developpement. Face
aux enjeux qui se présentent, l’Afrique peine à trouver ses propres solutions.
La seule victoire à mettre au profit de l’Organisation panafricaine qu’a été
l’OUA[1] est sans
conteste le processus d’autodetermination des peuples qui a conduit à
l’indépendance de pres que tous les Etats africains. Seules l’occupation
française en Ile de la réunion et l’occupation espagnole aux Canaries font
taches. L’UA qui a succédé à l’OUA[2] peine
toujours à resoudre des crises politiques majeures africaines. Les
interventions non africaines en Cote d’Ivoire et en Libye sont d’exemples
majeurs d’une Afrique au pied d’argile. Comment conçevoir qu’autant d’Etats ne
puissent s’auto-gérer? Quelle substance
pourrions nous donner à la charte africaine pour la démocratie qui proscrit
tout tripatouillage électorale et révision constitutionnelle opportunistes?
L’épidémie actuelle de la fièvre hémorragique Ebola est un exemple parmi tant
d’autres de l’échec d’une maturité africaine.
L’une
des raisons de ces échecs repétés est l’absence d’union. L’Afrique doit se
poser la question suivante: S’unir ou
périr ensemble? Après autant d’année d’échec, il est impératif de rectifier
le tir, une nouvelle dynamique s’impose et les règles du jeu doivent etre
réactualiser. Face à des Etats de plus en plus puissants, des puissants qui
pour consolider leur puissance s’unissent, l’Afrique aussi faibles qu’elle est
devrait raisonnablement prendre le train de la construction d’un Etat fédéral.
L’union fait la force, tel est l’adage. Le continent noir devrait faire sien,
les vertus véhiculées par cette adage. Cette Afrique c’est celle idéaliser par
le professeur Théophile Obenga, une Afrique de “pot de fer” et non plus de “pot
de terre”. Nos rapports avec l’exterieur ne se réequilibreront que si un tel
pallier est franchit. L’Afrique adoptera ainsi un politique exterieure commune.
Il en va de la survie de l’Afrique, le reve de Nkrumah, du Negus et tant
d’autres militants panafricains doit se réaliser et placer l’Afrique sur les
rails du progrès. Les instruments d’une
telle puissance africaine sont:
-Une
monaie africaine,
-Une
armée panafricaine moderne,
-
Un parlement panafricain,
-
Une politique africaine commune,
- L’investissement dans l’enseignement
universitaire et primaire.
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